Mariage au château : prévoir les boissons du vin d’honneur au dîner

Mariage au château : prévoir les boissons du vin d'honneur au dîner

Dans un château, la question des boissons ne se règle pas seulement en nombre de bouteilles. Entre l’office du traiteur, le parc où l’on sert le vin d’honneur et la salle du dîner, il peut y avoir une longue distance, des marches et pas de chambre froide. Et à une heure du matin, quand les carafes sont vides, le premier magasin ouvert est à des kilomètres.

Les quantités comptent, mais elles se calculent en dernier. Il faut d’abord savoir ce que le lieu impose.

Ce que le contrat du château décide à votre place

Beaucoup de lieux de réception imposent un traiteur ou une liste de prestataires agréés, et certains se réservent aussi la fourniture des boissons. Lisez la clause avant d’aller chercher votre crémant chez un vigneron : si le domaine vend son propre vin ou travaille avec un fournisseur exclusif, des bouteilles achetées ailleurs ne seront peut-être pas acceptées.

Le droit de bouchon

Quand les boissons extérieures sont admises, le traiteur ou le lieu facture souvent un droit de bouchon : une somme par bouteille ouverte et servie, censée couvrir le service, la verrerie et parfois la mise au frais. Il change tout le calcul. Sur une centaine de bouteilles, un vin payé moins cher à la propriété peut finir plus coûteux que celui du traiteur. Demandez le montant par écrit et vérifiez s’il s’applique aussi à l’eau, aux softs et aux fûts de bière.

Le froid, la verrerie et le service

Quelques questions à poser pendant la visite. Où les bouteilles seront-elles stockées, et à partir de quand ? Combien de réfrigérateurs ou de bacs sont disponibles, et faut-il commander de la glace ? Qui ouvre, sert et ressert ? Un service à table assuré par du personnel limite le gaspillage, alors qu’un bar en libre-service fait grimper la consommation et le nombre de verres entamés puis oubliés sur un muret. Pour un vin d’honneur dans le parc en plein été, prévoyez aussi de l’ombre pour les caisses : un effervescent servi tiède se boit mal et finit dans l’herbe.

Du vin d’honneur au dessert, où partent les bouteilles

Le vin d’honneur est le moment où l’on se trompe le plus, dans un sens comme dans l’autre. Il dure en général une heure et demie à deux heures, les invités arrivent assoiffés de la cérémonie, et l’on table sur deux à trois coupes d’effervescent par personne. Comme une bouteille de 75 cl sert six à sept coupes, cela revient à une bouteille pour deux à trois buveurs. À côté, prévoyez de quoi désaltérer ceux qui ne boivent pas d’alcool, et pas seulement un jus d’orange tiède : une citronnade maison ou un sirop allongé d’eau pétillante plaisent aussi aux enfants.

Au dîner, le repère courant est d’une bouteille de vin pour deux à trois convives, à ajuster selon la longueur du repas et la composition des tables. Une tablée de cousins qui se retrouvent une fois l’an ne boit pas comme celle des collègues venus en voiture. Le dessert appelle une dernière coupe pour trinquer, que l’on oublie volontiers dans les calculs alors qu’elle mobilise une quinzaine de bouteilles pour cent personnes.

Pour le détail moment par moment, bière et softs compris, ces repères de quantités de boissons par invité établis par la brasserie Guinée 44 déroulent un exemple complet pour cent adultes, jusqu’au choix entre fût et bouteilles. C’est une bonne base de calcul, à corriger ensuite avec ce que le château impose ou facture.

Ajoutez l’eau, le poste le plus facile à sous-estimer : un litre par invité sur l’ensemble de la journée n’a rien d’excessif en été, a fortiori si l’on danse tard. Et interrogez votre fournisseur sur les invendus : certains cavistes reprennent les bouteilles non ouvertes, ce qui permet de garder une marge confortable sans hériter d’un stock pour des mois.

La soirée se termine loin de tout, et cela se prépare maintenant

Beaucoup de châteaux se trouvent au bout d’une petite route de campagne sans éclairage, à plusieurs kilomètres du premier hôtel. Le retour des invités fait partie du budget boissons, même s’il n’apparaît pas sur le devis du traiteur. La limite légale d’alcoolémie au volant est de 0,5 g par litre de sang, abaissée à 0,2 g pour les titulaires d’un permis probatoire, ce qui concerne une partie des plus jeunes invités.

Plusieurs réponses se combinent : des chambres sur place ou des gîtes voisins réservés en bloc, une navette vers la ville la plus proche avec un premier départ vers une heure du matin, des éthylotests posés près du vestiaire. Dans les régions où les mariages se concentrent sur quelques week-ends d’été, une navette se réserve des mois à l’avance.

Fixez enfin avec le traiteur l’heure à laquelle le bar ferme et bascule sur l’eau, les softs et le café. Annoncé dès le début de soirée, ce passage se fait sans frustration, et il évite que la dernière heure de fête soit aussi la plus arrosée.